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La butte des terriers

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Les BB

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Andria la maman  courageuse

Début Novembre 2021 nous avons été contactées par un jeune homme qui avait vu des chiots poursuivis par des jeunes au bout des terrains de sport de son village. Il avait bien essayé de les raisonner en leur disant que la maman qui aboyait à côté pour les faire fuir allait les mordre, mais sans succès. Elle avait eu la « bonne idée » de faire ses chiots dans les buttes de terre couvertes de végétation impénétrable, entre le fond du terrain de tambourin et la butte de la route départementale très fréquentée, Il y avait urgence à récupérer cette petite famille. Entre les enfants qui leur faisaient peur, les adultes qui en auraient bien pris un par opportunité, les matches de foot, les jeunes qui venaient faire pétarader leurs scooters, bref la maman risquait de les déplacer ou de partir tout simplement. Déjà il fallait savoir combien il y avait de chiots ? Ce n’était pas simple car ils commençaient à peine à sortir le bout du nez à l’extérieur. Les plus téméraires jouaient dans l’herbe et filaient se cacher au moindre bruit, les autres restaient bien planqués dans les bambous. La maman avait de plus en plus de mal à gérer tout ce petit monde.

Après en avoir informé la mairie, nous avons installé un périmètre de sécurité avec deux barrières et des affiches expliquant notre démarche. Nous avons sollicité Marie France qui vit tout près, elle nourrissait cette maman sans savoir qu’elle avait une famille ! A peine pouvait elle l’apercevoir à la tombée de la nuit quand elle venait manger : elle était très craintive et fuyait les humains. Nous avons installé dans son jardin non clos une grande cage piège prés, puis dans laquelle nous avons commencé à mettre la nourriture. Jour après jour la chienne a pris l’habitude de venir manger la viande et récupérer les gros os donnés par le boucher.

Dans le même temps nous avons donné des croquettes trempées dans du lait maternisé aux chiots afin de les amener petit à petit vers une nourriture sèche et de soulager la maman dont les mamelles pendouillaient et pour cause…Ce ne sont pas moins de 8 petits monstres qui s’accrochaient à son ventre dès qu’elle revenait dans le terrier  Nous avions fini par les compter grâce à la surveillance que nous avions mis en place à plusieurs. Ils avaient entre 5 et 6 semaines. Le soir à partir de 20 heures ils ne risquaient plus rien, la nuit les cachait des regards, le matin les jeunes étaient à l’école mais c’est le Mercredi, le week end et les fins d’après-midi que les choses se compliquaient. Sans oublier les curieux qui venaient avec leur chien, ce qu’il ne faut jamais faire parce qu’une maman peut y voir un danger et agresser le chien, ou ceux qui avaient leur idée sur la méthode à appliquer sans pour autant jamais avoir attrapé un chien.

Nous nous étions donné la date butoir des puces qui allaient occuper toute la surface des terrains avec leur lot de visiteurs…il fallait absolument que nous ayons mis tout le monde à l’abri. Nous avons décidé de prendre les chiots deux par deux pour les installer en famille d’accueil au fur et à mesure. Pas question, et de toute façon impossible, de les prendre tous d’un coup, le but c’était aussi d’avoir la maman qui sans ses chiots n’avait aucune raison de rester là, elle aurait à nouveau fait des petits ailleurs 6 mois plus tard. Pour les plus curieux des chiots qui venaient nous voir quand nous étions assises dans l’herbe sans oser trop s’approcher ce ne fut pas trop difficile. Avec de la patience et des petits bouts de Knacki nous arrivions à les amadouer. Il fallait faire attention à ne pas leur faire peur, qu’ils ne pleurent pas, pour ne pas inquiéter la maman ni effrayer leurs frères et sœurs. Ce fut un peu laborieux mais nous avons réussi à en attraper 5. Il restait les trois plus peureux qui ne se laissaient absolument pas approcher et filaient se cacher sous les roseaux ou dans les terriers. Dans le même temps, la maman ayant bien progressé en entrant jusqu’au fond du piège, nous avons décidé de l’activer. Le piège s’est bien refermé dans la nuit. Le matin à 8 heures nous nous sommes alors rendues près des terriers avec deux des chiots capturés mais rien n’y a fait, les trois petits restaient invisibles. La veille au soir nous ne les avions pas nourris autant que d’habitude de façon à ce que leur petit ventre les guide ! Nous jetions bien des petits bouts de Knacki dont l’odeur les attirait, mais dès que nous faisions un mouvement ils repartaient se cacher! La présence de leurs frères et sœurs tout près d’eux en bout de corde avec un harnais ne suffisait pas à les rassurer. La matinée avançait et les promeneurs  allaient commencer à arriver… A un moment où les trois chiots étaient dans la descente du terrier occupés à grapiller les Knacki, nous avons littéralement plongé pour les attraper avant qu’ils ne remontent se cacher.  Ils ont hurlé et nous ont bien mordues de peur avec leurs petites dents pointues, mais OUF : nous y étions enfin arrivées ! Parce que quand même entre la maman inapprochable et ses huit petits vifs et peureux, ce n’était pas gagné ! Surtout dans ce contexte semi urbain. Elle aurait fait ses chiots en plein bois, les choses auraient été bien plus simples.   

Nous avons enfin pu réunir toute la famille. Un grand merci à Carole, Christine, Geoffrey, Joa, Marie France, Valérie et Véronique pour leur aide dans cette histoire qui finit bien…

Cette histoire, c’est celle de Roxie, Daisy, Pango, Mowgli, Snoopy, Ness, Archie et de Jenny  qui attend toujours sa famille.

Andria, la maman si courageuse est avec nous depuis maintenant 6 mois. Elle est devenue mademoiselle câlin et se met volontiers sur le dos pour se faire gratouiller le ventre. Andria partage son quotidien, comme son bain de soleil, avec Patchi. C’est une chienne joueuse et heureuse de vivre, elle est gaie! Elle qui était si craintive est maintenant proche des humains, enfin de ceux qu’elle connait à qui elle aime faire des bisous. Andria sera plus à son aise dans une maison avec un jardin et comme tous les « grandes zoreilles », avec un autre chien…

Type Bruno du Jura, femelle stérilisée, environ 8 ans

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