Informations et conseils éducation

On trouve tout et n’importe quoi dans ces activités très à la mode qui malheureusement ne sont pas réglementées. Il y a notamment de nombreuses franchises, avec des points d'accueil dans toute la France, comme si l'éducation canine, l'expérience et le savoir faire se transmettaient par royalties interposées!?

Quand à l’A.P.A.V.H. on vous donne les coordonnées d’un coach ou d’un éducateur canin, c’est quelqu’un dont on connait le travail. Le but étant que nos poilus adoptés soient bien pris en charge, tout comme vous. Et pour ceux qui nous appellent au secours c’est dans l’idée qu’avec ces contacts ils puissent garder leur chien et ne pas l’abandonner. Ce n’est pas un lien commercial.

Nous avons été approchées par des entreprises qui nous offraient 2000 euros et 5% sur chaque contrat pour apparaitre sur notre site web en référencement. Nous avons toujours refusé. Pas question d’utiliser l’association et votre confiance pour vendre de la m….

​On trouve tout et n’importe quoi dans ces activités très à la mode qui malheureusement ne sont pas réglementées. Il y a notamment de nombreuses franchises, avec des points d'accueil dans toute la France, comme si l'éducation canine, l'expérience et le savoir-faire se transmettaient par royalties interposées !?

Donner de grands coups de collier étrangleur pour faire marcher ainsi un chien aux pieds n'est pas une prouesse et certainement pas de l'éducation. Fuyez la brutalité de ceux qui se prétendent "maîtres chien", tout comme ceux qui imposent les colliers étrangleurs ou électriques dont l'utilisation est à bannir !

La tendance étant à l'éducation positive, beaucoup en font un argument de vente, sans pour autant respecter ce qu'ils annoncent! D'autres parlent même d'éducation naturelle, ce qui ne veut rien dire, pourquoi pas BIO pendant qu'on y est !?

N'allez pas verser une somme exorbitante à qui vous promettra un chien clé en main! On ne dépose pas son chien en "pension éducative" pour le reprendre 15 jours plus tard éduqué, comme on laisserait sa voiture au garage pour une révision. Idem pour les formules avec des tutos et vidéos vendues directement en ligne. C'est avec vous que votre chien doit apprendre, pour ne pas dire que c'est vous qui devez apprendre à le comprendre pour être capable de l'éduquer, encadré par un professionnel.

Avec l’aide d’un vrai professionnel, les petits et gros soucis que l'on rencontre avec son chien peuvent être résolus. Quel que soit l'âge du chien, il n'est jamais trop tard. Quand le rappel ne se fait pas, ou bien quand celui-ci tire comme un fou sur sa laisse, si c'est un peu tendu avec votre chat etc.. Autant de petites choses qui peuvent devenir compliquées au quotidien. Les problèmes de comportement déjà installés peuvent eux aussi être travaillés avec un coach canin, voire avec un vétérinaire comportementaliste si nécessaire. Quand on a besoin d'aide, la difficulté est de trouver le bon interlocuteur sur la région où l’on habite. Avec une vraie formation, des compétences et de l'expérience.

N'hésitez pas à vérifier le type de formation(s) suivie(s) par le professionnel que vous contactez, leur nombre et leur contenu. Le renforcement positif est à la mode, comme le BIO l'est dans notre assiette, cela ne suffit pas pour faire un bon éducateur canin.

Les entreprises qui vous vendent de l’éducation en ligne avec des tutos c’est du marketing, rien d’autre. Ces gens-là vous vendent aujourd’hui de l’éducation canine comme ils pourraient vous vendre des assurances vie demain ! On en connait un qui est passé de 1500 à 25000 like du jour au lendemain pour les avoir achetés, depuis il en est à plus de 300 000, c’est le roi du tuto, le roi des youtubeurs, le roi de la promo, mais surtout le roi des nuls en termes de comportements canins ! Seulement voilà il est doué en communication, c’est bien son seul talent. Tout le reste c’est du vent. Il n’est pas le seul en France et ce n’est pas parce qu’il passe à la TV qu’il est bon…. Parmi les inepties à faire bondir n’importe quel professionnel sérieux et compétent, le mec vous explique qu’il faut mettre en place une hiérarchie afin de devenir le chef de meute…une de ses idées qui datent et qui sont fausses. D’abord les chiens ne vivent pas en meute, ensuite vous n’êtes pas un chien, en conséquence il ne peut y avoir de dominance entre votre chien et vous! Entre chiens OUI il peut y avoir de la dominance entre individus de la même espèce (et encore que cela peut se discuter) mais certainement pas entre un chien et un humain… En revanche les humains sont bien les seuls être vivants à vouloir dominer les autres humains, la nature et les animaux dont les chiens !

Nous avons trop souvent des appels de personnes en difficulté avec leur chien qui souhaitent l’abandonner et quand on leur dit qu’il y a des solutions avec un professionnel on entend : « on a déjà vu 3 éducateurs canin… »  Quand on a vu 3 éducateurs canins c’est que les trois sont mauvais. Le plus difficile dans ce métier qui n’est pas réglementé ni encadré, c’est de trouver un bon professionnel. On ne parle pas de celui recommandé par la voisine, comme elle vous recommanderait sa coiffeuse, parce que chaque cas est différent et si faire marcher un chien en laisse n’est pas difficile et à la portée de n’importe quel bonimenteur (voir plus haut J), régler des problèmes de comportement, sur la durée, c’est autre chose.

​Se rendre à un cours d'éducation canine ou bien travailler avec un coach canin doit être un bon moment à venir, pour le maître comme pour le chien, pas une souffrance. Ce travail d'éducation avec son chien crée une véritable complicité. Il ne faut pas hésiter à se remettre en question et à s'interroger sur les méthodes utilisées comme par exemple si on vous oblige à enfermer votre chien dans une lapinière histoire de le laisser mariner : absurde et sans fondement si ce n'est pour le dompteur de se sentir vaguement puissant! Fuyez!

Si vous recherchez un éducateur de confiance proche de chez vous, contactez La TeamCapDog Votre chien sera pris en charge avec bienveillance par un vrai professionnel, pas par un dompteur de lion ni par un bonimenteur d’autant que vous aurez noté que dans bonimenteur il y a menteur…

"LA VIOLENCE commence là où s'arrête la CONNAISSANCE..." (Albert Einstein)

Trois bonnes références en termes de formation :

Karen Pryor Academy                De Main de Maître                    Jean Lessard

Les professionnels ci-dessous ont une vraie formation, de l'expérience, ils utilisent des méthodes douces, positives, respectueuses de l'animal, parce que ce n'est pas dans la violence que l'on éduque un chien. Il ne s'agit pas d'un annuaire, mais de professionnels dont nous connaissons le travail et les compétences.

Éducation et comportement

 

Claire Béjat 06 42 57 41 35 Regard Animal

 

Marine Coaching/Education  06 87 24 59 94  Marine coach canin

 

Tatjana Cerabona Coaching/Education 06 23 62 50 40 Dogspirit   

 

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Vétérinaire comportementaliste

Dr Valérie Dramard 04 78 95 62 99  Animal Psy

Pension

 

Carole 07 71 15 46 00 Aloha Dogs

Lucie 06 41 87 85 51 Les chiens de la Dourbie

Si vous voulez en savoir plus sur le comportement de votre compagnon

 

Les chiens nous parlent

de Jan Fennell

Education canine musclée : le syndrome du dompteur de lion

Avez-vous déjà remarqué que certains éducateurs canins se comportent comme s’ils dressaient des lions ? Ce zèle dominateur porte un nom : le syndrome du dompteur de lion. On l’observe chez de nombreux éducateurs canins aux méthodes musclées. Des chiens en font les frais tous les jours.

On doit ce parallèle entre les éducateurs canins pratiquant un dressage autoritaire et les dompteurs de lion à la comportementaliste Alexandra Semyonova. Elle a décrit ce « syndrome du dresseur de lion » à propos du très controversé éducateur de chiens Cesar Millan. Certains professionnels font preuve d’un grand zèle en matière d’autorité. Tout est parfois bon pour asseoir son autorité sur le chien, qui doit être aussi impressionné que son propriétaire.

 

Le syndrome du dompteur de lion chez les éducateurs canins à l’ancienne

L’éducateur dompteur aborde le chien de ses clients comme un dresseur le ferait pour un lion. L’animal doit être dompté, dominé, soumis. Quand sa séance de domptage de chien est collective ou publique, la pression est encore plus forte : le « numéro » doit être réussi. Peu importe le prix payé par le chien. La réputation du dompteur est en jeu.

Zèle dominateur et dressage autoritaire ne font pas bon ménage avec le respect du chien. Celui-ci doit se plier aux exigences et parfois aux caprices du dompteur, et de préférence vite car il faut « prouver » la compétence de l’éducateur.

 

Le syndrome du dresseur de lion flatte l’ego de l’éducateur

Le professionnel de l’éducation canine bénéficie d’une aura d’autorité qui lui est conférée par son statut de professionnel. Le propriétaire de chien s’en remet en confiance à ce professionnel pour l’aider à éduquer son chien.

Au cours d’une séance d’éducation canine normale le chien est respecté même s’il ne réagit conformément aux attentes. Après tout, il est là pour apprendre. Mais les dompteurs interprètent comme un défi personnel contre leur autorité toute attitude du chien perçue comme incorrecte. Le dompteur pointera immanquablement une « tentative de domination », diagnostic fourre-tout qui est généralement le préalable à l’administration d’une correction ou d’une forte pression exercée sur le chien.

Ce syndrome s’observe principalement chez les « vieux de la vieille », mais pas seulement : certains jeunes éducateurs présentent eux aussi ce syndrome. La semaine dernière une vague de protestation s’est répandue sur les réseaux sociaux à l’encontre d’une jeune femme d’une vingtaine d’années, établie comme éducatrice professionnelle dans l’Est de la France. Une vidéo la montrait en train de s’acharner sur un jeune chien qu’elle devait initier au troupeau, dans un pitoyable numéro de maltraitance. Pour tenter d’asseoir son autorité prise en défaut elle a traumatisé ce jeune chien dont le seul tort était d’être un peu fou-fou.

Le pouvoir conféré par la prise d’ascendance sur le maitre et le chien enivre certains éducateurs dresseurs. Ils se retrouvent au sommet de cette fameuse pyramide hiérarchique qui justifie selon eux d’imposer tout et souvent n’importe quoi aux chiens. La présence d’un public lors d’un cours collectif ou d’un stage les contraint à la performance dans l’exécution de leurs numéros de cirque. Et gare au chien s’il ne file pas droit.

 

Le syndrome de l’incompétence acquise

Ce syndrome du dompteur de lion se double parfois d’un syndrome d’incompétence acquise chez certains éducateurs établis depuis longtemps. L’éducateur s’enracine dans ce qu’il a toujours fait, brandissant en guise de bouclier dix, vingt ou trente ans de pratique. Ce syndrome d’incompétence acquise se caractérise par un refus de prendre en compte les nouvelles connaissances sur le comportement canin. L’éducateur s’accroche à la mécompréhension fondatrice de ses croyances : si on le laisse faire, le chien va dominer l’homme. Il a appris comme ça à l’époque, donc il sait, il sait faire, et rien ne saurait remettre en question ce socle sur lequel il a échafaudé, au fil du temps, ses propres théories plus ou moins bancales sur le comportement des chiens.

Tout ce qui est nouveau est hautement suspect et balayé du revers de la main. Refusant de mettre à jour ses connaissances car persuadé d’avoir depuis longtemps fait le tour de la question, l’éducateur est peu à peu distancé, il ne comprend pas les méthodes modernes car elles se basent sur des connaissances qu’il refuse d’intégrer.

Petit à petit il s’enfonce dans une forme d’incompétence qui vient renforcer le rejet des nouvelles approches du comportement canin. Le bouclier de l’expérience est alors systématiquement brandi comme étendard. Hermétique aux nouveaux concepts pourtant scientifiquement décrits et documentés, il en donne des interprétations incohérentes et tirées par les cheveux quand il est interrogé sur ces sujets.

Les plus préhistoriques se sont inventés une ligne de défense supplémentaire : à les entendre ils seraient les seuls à s’occuper des cas difficiles, le dernier rempart avant l’euthanasie. Encore une fois c’est surement flatteur pour leur ego mais ils oublient de préciser qu’en réalité, des milliers d’éducateurs canins travaillent tous les jours sur des chiens agressifs ou nécessitant des rééducations comportementales.

Bien sur la difficulté de ces cas justifierait le recours à ces fameuses méthodes musclées, très bonnes pour flatter l’ego de l’éducateur-dompteur, beaucoup moins bonnes pour le bien-être physique et psychologique du chien. Mais chez les éducateurs dompteurs atteints par ce syndrome du dresseur de lion, le chien est relégué au second plan : l’important c’est le dompteur. Il emploie des techniques souvent aussi spectaculaires pour l’observateur que traumatisantes pour le chien, avec un résultat temporaire qui peut faire illusion sur le moment.

 

Comment reconnaitre un éducateur dompteur

Plusieurs signes qui ne trompent pas peuvent vous aider à reconnaitre un éducateur dompteur.

Il est omniprésent sur ses supports de communication. De temps en temps il est possible d’apercevoir un chien, mais il sera alors soit complètement soumis, soit en train de se faire pendre au bout d’un collier étrangleur. Car l’éducateur dompteur est bien sur un adepte de la bonne vieille technique de l’hélicoptère, entre autres maltraitances érigées en techniques éducatives.

Le site internet et la page Facebook de l’éducateur dompteur sont à sa gloire. Là encore tous les moyens sont bons, y compris les moins glorieux comme l’achat de fans Facebook pour gonfler artificiellement sa notoriété.

L’éducateur dompteur ne reconnait que lui car il est sa propre référence. C’est assurément le meilleur moyen de ne pas être contredit. Les autres ont tort, ils n’y connaissent rien. Lui sait tout et puis c’est tout. N’allez pas lui parler d’éthologie ou d’observations scientifiques des canidés, il n’a que faire de ces blouses blanches qui selon lui vivent en théorie. Il ignore ou oublie que ces gens là vivent et travaillent avec des chiens tous les jours, et que les théories qu’il raille sont construites sur des pratiques de terrain à l’efficacité avérée.

Son discours tourne en boucle autour des concepts de meute, de hiérarchie et de dominance. Tous les comportements du chien sont systématiquement interprétés par un ou plusieurs de ces biais.

 

Que faire en présence d’un éducateur atteint du syndrome du dresseur de lion ?

Dès que vous constatez que l’éducateur canin dérape, reprenez votre chien et partez. Ce n’est pas facile à faire, surtout quand les autres personnes autour de vous semblent accepter ce qui se passe, qu’ils respectent et qu’ils admirent pour certains l’éducateur à l’œuvre sur son terrain. On suppose qu’il sait ce qu’il fait, en tant que professionnel. Les autres ne semblent pas choqués. Et pourtant…

Une séance d’éducation canine ne doit jamais consister à laisser un inconnu, aussi professionnel soit-il sur le papier, aussi ancien soit-il dans le métier, intimider, maltraiter, violenter ou terroriser votre chien. Quand la séance d’éducation vire au cauchemar, interrompez la séance et partez avec votre chien.

Source Chien Matin

L'enquête de One Voice est édifiante!

Regardez ce que "dit" votre chien...

Les signaux d'apaisement en image,  cliquez ici!

Une éducation respectueuse du chien, par Ian Dunbar

Ce vétérinaire comportementaliste est un pionnier dans l’éducation canine moderne. Ses travaux, ses méthodes, ses conférences ont permis à tous les cynophiles, vétérinaires et professionnels dans le secteur animalier de découvrir et approfondir la relation homme/chien. Ian Dunbar a élaboré une «charte» du degré de dangerosité des chiens, repris par plusieurs autres éducateurs canins.  Il consacre moins de temps à évaluer et analyser la source d’un comportement problématique (génétique, historique de l’animal) mais cherche plutôt à corriger le problème en utilisant des méthodes basées sur le renforcement positif.
Ian Dunbar mentionne qu’il «a éduqué son fils comme il éduque un chiot». Cela nous donne un excellent aperçu de toute la considération qu’il accorde à l’espèce canine. Très populaire au États-Unis, Ian Dunbar «éduque les gens» sur l’approche et le respect à accorder aux chiens….
Ian Dunbar nous invite à voir le monde à travers les yeux de nos chiens bien aimés. En apprenant le point de vue de nos animaux, nous pouvons construire leur amour et leur confiance. Ce message résonne bien au-delà du monde animal.

Prenez le temps de l'écouter en regardant la vidéo ci dessous, vous comprendrez alors que nous faisons tous beaucoup d'erreurs....

A l'encontre de la théorie

de la hiérarchie de dominance

d’après le livre d'Alexandra Semyonova

Le chien est un animal de meute = FAUX!

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Dire que le chien est un animal de meute, revient au fait qu'on le pense descendant du loup. Mais le chien ne descend pas du loup, il est un hybride entre plusieurs espèces !

Ce que les scientifiques ont nommé "meutes" sont en réalité des groupes familiaux, composés des parents et de leurs petits (sur plusieurs générations parfois). Lorsqu'un groupe de loup est formé, les étrangers ne sont pas acceptés.

Vivre en groupe n'est pas un comportement génétiquement programmé, les loups doivent apprendre à vivre ensemble. Et cela se fait durant leur période de socialisation. Si durant celle-ci ils vivent en groupe, adultes ils sauront vivre en groupe, et si ce n'est pas le cas, ils finiront loups solitaires, comme 70% des loups vivant à l'état sauvage.

Pour ce qui est de nos chiens...
Les études menées sur les chiens "sauvages" vivant dans les décharges humaines montrent que :
- Plus de la moitié des chiens vivent seuls.
- 26% ont un "ami" avec qui ils vivent quelque temps.
- 16% vivent en petits groupes de 3, où les membres vont et viennent avec le temps.
- Moins de 2% vivent en grands groupes.


Ces groupes ne sont pas des familles, ils ne sont pas stables, chacun va et vient comme il le souhaite.

Un groupe de chiens est en fait une accumulation temporaire d'amis et de connaissances.

Si les loups vivent en groupe, c'est parce qu'ils en ont besoin pour survivre dans certaines contrées. Chasser en groupe lorsque les proies sont très grandes et peu nombreuses est un avantage, aussi pour se défendre contre les autres carnivores, etc.

Le chien vit tout autrement, en vivant dans les décharges, il n'a pas besoin d'aide pour trouver sa nourriture et il n'a pas de prédateurs. Les plus grandes causes de décès chez le chien sont les voitures, les empoisonnements, et toutes autres façons que l'humain a de tuer un chien (fusil, etc.).

Le chien est en réalité une espèce semi-solitaire.

 

 Le chien vit dans un monde hiérarchique = FAUX!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les loups eux-mêmes ne vivent pas dans un système hiérarchique, alors pourquoi avoir renvoyé ce mythe vers les chiens également ?

Pour vivre dans un système hiérarchique, il faut être capable dans son esprit de schématiser la place de chacun, de se représenter une carte avec chaque être à son propre rang, avoir conscience de soi pour se comparer aux autres, etc.

Le loup et le chien n'ont pas un cerveau assez développé pour se représenter et penser à tout cela. (Dr L. David Mech)

Ce mythe vient en réalité du passé, lorsque les humains ont commencé à faire de l'anthropomorphisme avec les animaux de toutes sortes, on leur a alors attribué une conscience du monde qu'en réalité ils n'ont pas. Ce mythe est une projection de l'homme.


Cette "théorie de la dominance" fut introduite dans la science par les Nazis.

Les études sur la psychologie animale ont débuté durant l'occupation de l'Allemagne par Hitler. Cela a commencé le 10 janvier 1936, lorsque la "société allemande de la psychologie animale" fut créée avec, comme sponsor, le gouvernement Nazi.

Konrad Lorenz a écrit beaucoup d'articles pour cette société, le journal était nommé "Zeitschrift für Tierpsychologie". Cet homme n'avait pas de problème avec le Nazisme, au contraire... Il a toujours cru en la race supérieure et inférieure, en la stricte société très hiérarchisée, avec un chef absolu à qui on doit l'obéissance et le respect de ses règles. Konrad a projeté sa société idéale dans le monde animal qu'il illustrera par le Nazi "Cult of the Wolf".
Le "Cult of The Wolf" a joué un très grand rôle dans l'idéologie Nazi. Le loup fut prit pour exemple. Les Nazis ont donc essayé de réorganiser la société humaine sur ce culte.

Pour eux, le loup est noble, sauvage, dur, impitoyable, il a donc les plus belles caractéristiques ! Il vit dans un groupe fermé et d'élites qu'il est capable de protéger jusqu'à la mort. Leurs groupes sont organisés, les règles sont strictes et seul le mâle Alpha a le droit de tout.

Hitler était considéré comme le Führer : le leader Alpha.

Par la suite, Konrad a écrit des livres sur les chiens, en prenant exemple sur ce qu'il disait des loups.

A cette époque, Schenkel, un spécialiste des loups, a protesté contre cette vision du loup "dominant" ou "soumis" qui était, selon lui, un tissu de mensonges. Malheureusement Lonrez a continué sur sa lancé et n'a jamais démenti, ni même changé d'avis, alors qu'il était le seul à penser comme cela.

Après la guerre, il n'a jamais quitté sa position sur le parti Nazi et, en 1973, il reçu le prix Nobel sur les études de psychologie animale. Ce prix le fit connaître dans le monde entier, voilà comment son idéologie fit le tour du monde et comment s'est répandu cette croyance du chien "hiérarchisé".

Lorsqu'il mourra en 1989, toutes ses théories furent abandonnées car classées "invalides". Pourtant, cette croyance de la dominance chez les loups et les chiens, est malheureusement toujours présente...

Mais alors, nous arrivons à la question :
Si les chiens n'organisent pas leurs groupes via la dominance, comment le font-ils ?

En réalité les chiens vivent dans le respect de chacun.
Ce respect est basé sur certaines règles.
Ces règles limitent certains mouvements et comportements.

Le but est que chacun ait tout ce dont il a besoin pour survivre, donc de trouver un équilibre. Il y a plus d'un seul équilibre à trouver, tant au niveau individuel qu'au niveau du groupe tout entier.

Chaque chien préfère une chose différente, certains préfèrent la nourriture, d'autres le meilleur endroit pour dormir, etc. Alors, si entre ces deux "sortes" de chiens, un morceau de viande est placé, c'est celui qui préfère la nourriture qui l'aura, par contre, celui-ci ne pourra jamais voler la place de repos à l'autre chien ! Preuve que ce n'est pas toujours le même chien qui choisit tout ce qui se passe dans un groupe.

Chaque groupe doit être stable, paisible, et sur un territoire assez grand et avec tout ce qu'il faut pour tout le monde. Et ce n'est pas avec une seule unité centrale d'autorité que l'on arrive à cela, mais quand chacun respecte les règles internationales canines et que les choses se font sur les préférences de chacun.

Exemple :
Aron joue avec un bâton.
Théo arrive.
Aron grogne !
Théo comprend : "Ok, son bâton est très important pour lui, il veut donc que je garde une distance avec celui-ci" et stop son action.
Aron comprend : "Il a bien compris mon signal, lui aussi veut que nous restions en bonnes relations, alors il me laisse jouer avec mon bâton".
Théo lui fait alors un appel au jeu "poursuis-moi!"
Aron abandonne son bâton et va jouer à la course poursuite avec Théo.
Durant le jeu, Aron heurte Théo trop brusquement.
Théo grogne pour lui faire comprendre qu'il n'aime pas ce genre de contact.
Aron met sa queue entre les pattes et ses oreilles en arrière, recule un peu, il dit à Théo "Ok, j'ai bien compris, je ne voulais pas faire mal..."

Ces chiens ne sont pas une fois dominant, une fois soumis, ils échangent seulement des informations à propos de leurs limites respectives afin qu’elles deviennent et restent prévisibles pour chacun.

Savoir ce que les autres aiment et détestent permet de maintenir un équilibre entre tous.

Les chiens jouent joyeusement et partagent l'espace en prenant en compte les préférences et les limites de chacun, chacun passe à côté de l'autre en faisant attention à ne pas rompre la zone personnelle dont l'autre a besoin, etc.

 

Voici les trois règles de base canines :

1 - Tu ne dois pas utiliser l'agression dans tes interactions sociales, tu te limites à signaler et prévenir sans jamais blesser autrui ! (C'est la règle de base, un chien bien dans ses pattes sera réellement traumatisé si un autre chien ne respecte pas cette règle et l'attaque.)

2 - Tu respectes l'espace de vie de chacun et tu n'y entres pas sans autorisation !
(Lorsque cette règle n'est pas respectée, on peut entendre des grognements voir même assister à un rituel de "fausse bagarre", jusqu'à ce que l'irrespectueux sorte en dehors de la "zone".)

3 - Tu respectes les préférences de chacun une fois que tu les connais ! (Cette règle permet de rester en bonnes relations, et en paix sociale.)

 

Le langage corporel du chien n'est que dominance et soumissionFAUX!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout ce qu'il fait est en rapport avec ce qu'il a appris, les expériences personnelles. Donc rien dans le comportement canin n'est dominance ou soumission.

Selon les expériences du chien, il sera plus ou moins sûr de lui dans certaines situations. Ainsi, le chien qui aura été agressé petit par une chienne, aura du mal à aller vers les autres chiennes et aura une mine que certains appelleraient "soumise". Or par sa posture basse, oreilles en arrière, queue entre les pattes, léchage des babines, il exprime juste le fait qu'il ne veut surtout pas être mordu, donc qu'il ne recherche pas le conflit, il est tout simplement anxieux. Par contre avec les mâles, il pourra être sûr de lui (et non pas dominant) et aller au contact très rapidement avec une posture "fière", puis finir par faire des appels au jeu.

Les chiens à qui certains collent l'étiquette "soumis" car se laissent faire par tous les autres chiens, qui ont toujours une posture basse, etc., et les chiens à qui certains collent l'étiquette "dominant" car agressent les autres chiens sans raison apparente, volent les ressources des autres en allant jusqu'à l'affrontement, etc., sont en réalité anxieux et mal socialisés.

Pour ces deux cas, une thérapie de groupe menée par un spécialiste du comportement avec d'autres chiens bien équilibrés, et donc correctement socialisés, résout bien ces problèmes. Ces deux comportements ne sont pas normaux et ne sont pas excusables sous les termes "dominant" et "soumis" comme beaucoup de professionnels peuvent l'affirmer ! Dire qu'ils sont dominants ou soumis est une projection totalement humaine, et ne peut s'appliquer aux chiens.

 

Le chien qui prend et garde le plus de ressources est un chien dominant FAUX!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour un chien la nourriture est une ressource, son lieu de repos est une ressource, l'eau est une ressource, l'attention d'un humain est une ressource, etc. Même les "amis" chiens sont une ressource.

Et préserver l'harmonie avec les autres est une ressource des plus intéressantes pour lui.

Les chiens vivent donc dans le compromis pour éviter de dégrader leurs relations sociales.


Si un chien a été privé de nourriture durant une certaine période, cette ressource va devenir extrêmement importante à ses yeux. Les autres chiens du groupe, pour éviter d'entrer en conflit avec ce dernier, seront plus indulgents si celui-ci venait à leur voler de la nourriture. Si dans ce même groupe, l'un d'entre eux a manqué d'eau, il se reproduira la même chose avec celui-ci.
Donc celui qui préfère la nourriture l'aura en premier, et celui qui préfère l'eau l'aura en premier.

Il n'y a pas d'ordre de passage fixe, tout dépend des choix et des expériences personnelles de chacun, mais aussi des circonstances.

C'est le respect des limites de chacun, de la zone personnelle, qui sera plus ou moins grande et qui nécessitera plus ou moins de ressources.

Comme vu plus haut, le chien ne vit pas dans une hiérarchie et il n'est pas intéressé par la compétition avec l'humain, ni les autres chiens, car garder de bonnes relations sociales avec tous est la ressource la plus importante à ses yeux !

Le chien est un animal pacifiste qui évitera les conflits au maximum.


Mais l'envie et l'habilité à rechercher un équilibre social de paix n'est pas une qualité innée ! C'est une chose qui s'apprend. Tous les chiots naissent égoïstes et impulsifs. Ensuite ils apprennent par expériences. Ces expériences vont apprendre au chiot qu'être égoïste entraine un conflit, et qu'un conflit est très désagréable pour lui. Il va soit perdre ce qu'il voulait, soit vivre quelque chose de douloureux ou alors de très effrayant.
Il va apprendre que ce comportement lui fait perdre ses relations sociales, les autres vont l'éviter. Il va perdre le plaisir de leur compagnie : dormir avec les autres au chaud, jouer, etc.

Lorsqu'il devient "ado" ses hormones le rendent encore plus impulsif. C'est à ce moment-là que les adultes vont jouer un rôle de régulateur dans ses comportements. Lorsqu'il aura des comportements inadaptés, ils vont le chasser, lui faire comprendre ce qui n'est pas acceptable, choses qui le placeront dans des situations stressantes pour lui.
L'ado va donc comprendre que trouver des compromis est la meilleure chose à faire, plutôt que de chercher le conflit. Dès ce moment-là, il sera prêt à vivre dans un groupe social canin car il aura atteint la maturité psychologique.

Le problème est que beaucoup de chiens n'ont pas assez d'expériences, par exemple :
- Les chiots enlevés de leur mères à 8 semaines et/ou élevés à l'écart des autres chiens
- Les gens qui ont peur que leurs chiots/chiens rencontrent d'autres chiens

Vous pouvez être sûrs que ce genre de chien ne laissera jamais un chien lui prendre quelque chose et qu'il ira sûrement même jusqu'à l'agression réelle pour "garder" ses ressources.

Il ne faut pas protéger le chiot qui se fait grogner ou corriger par un adulte lorsque son comportement n'est pas adapté. Autrement, il n'apprendra pas les choses qu'il pourrait lui arriver s'il ne contrôle pas ses impulsions. Une fois adulte, il pensera qu'il peut faire tout ce qu'il veut et prendre tout ce qu'il veut même si s'est dans la zone personnelle d'un autre chien. Il entrera alors très souvent en conflit de possession.

"Mon dieu, que ce chien est gourmand" dira le maître quand, encore une fois, il reprendra le nonosse de Koko l'ayant volé à plusieurs reprises à son propre chien Kiki, pour le rendre à celui-ci. Koko n'est pas gourmand, il est juste impulsif et n'a jamais apprit les règles de base canines.
Si vous reconnaissez votre chien dans ce comportement, c'est qu'il y a un problème quelque part. Soit, personne n'a jamais enseigné à votre chien à rechercher des compromis et un équilibre, soit quelqu'un lui a appris qu'il n'est pas possible de trouver des compromis et un équilibre.

Un chien, même le vôtre, n'est pas un compétiteur, ni avec vous, ni avec les autres animaux, à moins qu'un humain lui ai appris à l'être..

 

 Le chien doit passer les portes en dernier = FAUX!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette idée vient elle aussi du mythe de la hiérarchie chez le chien, et du leader Alpha.

Après plusieurs années d'études sur un même groupe canin, on s'est aperçu que ce n'était jamais le même chien qui passait les portes en premier ! Et que beaucoup de facteurs entraient en compte :

- Qui est le plus près de la porte au moment où elle s'ouvre.
- Qui est le plus anxieux à passer la porte (que ce soit dû à une diarrhée, à l'odeur d'une femelle en chaleurs ou toute autre bonne raison pour un chien de passer la porte en premier).
- Qui est le plus affamé en rentrant d'une longue balade.
- Qui est le moins fatigué en rentrant d'une longue balade.
- Qui est le plus jeune et donc le moins apte à contrôler son excitation.

Cela n'a donc aucune signification particulière pour votre chien de passer ou non la porte en premier.

Par contre, pour sa sécurité il peut être utile de lui apprendre à passer les portes après vous, si vous habitez le long d'une route nationale par exemple...

 

Le chien doit manger aprés le dominant = FAUX!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore une fois ce mythe nous rapproche des histoires de hiérarchie et dominance.
On vous dira donc que vous devez manger avant votre chien pour qu'il sache que c'est vous le dominant...

Pourtant quand un groupe de loups ou de chiens trouve une quantité de nourriture suffisante pour tout le monde, eh bien tout le monde mange en même temps ! Il y a des tensions certes, mais là encore cela n'est pas une histoire de hiérarchie mais de zones personnelles. Les chiens ou loups étant tellement proches les uns des autres que toutes les zones personnelles se chevauchent, ce qui crée de petites disputes.

Votre chien pense donc que manger tous ensemble est quelque chose de tout à fait normal, si tout le monde respecte la zone personnelle de l'autre.

Si vous décidez de manger toujours avant votre chien, cela n'a aucune signification pour lui mais il pourra s'en accommoder, cela deviendra une habitude et non un rituel de hiérarchisation...

 

Le chien qui monte sur le lit ou le canapé et puis grogne, essaye de devenir le dominant = FAUX!


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup de "professionnels" vous diront qu'il faut interdire lit et canapé à votre chien. Ceux-ci vous diront même que le jour où vous trouverez votre chien sur le lit ou le canapé, c'est que celui-ci aura décidé de dominer toute la maison.
Cette idée complètement stupide cause une grande anxiété chez certaines personnes, et un calvaire pour certains chiens...


En observant un groupe de chiens, on voit qu'aucun n'a de place vraiment définie pour dormir, les préférences changent suivant les conditions météorologiques, l'anxiété que peut créer le lieu, etc.
Lorsqu'il fait très chaud, le chien va choisir un lieu où la température est plus basse (sous une voiture, dans le garage, à l'ombre d'un arbre), lorsqu'il fait froid ce sera le contraire, puis si le lieu est anxiogène, le chien va chercher un endroit pour se sentir en sécurité, se cacher (des étrangers viennent à la maison, le chien anxieux va se cacher sous la table, etc.).

L'étude d'un groupe de chiens à démontré que n'importe quelle place peut être prise par n'importe qui. Donc si un chien s'en va de sa couche, un autre pourra la lui "voler", c'est une des règles canines.
Si votre chien monte sur votre lit ou votre canapé, c'est pour avoir votre odeur rassurante et le plaisir de votre compagnie, d'avoir un endroit pour dormir chaud et confortable. Cela ne veut pas dire qu'il a décidé ce jour même de faire une révolution contre vous, il n'a aucune intention méchante ou dangereuse.


N'oublions pas les trois règles canines de cette situation :
- Tout le monde a le droit d'occuper n'importe quelle place de repos, qu'importe la hauteur du lieu.
- Tu n'entre pas dans la zone personnelle de quelqu'un d'autre sans sa permission.
- Si tu t'en vas de ta place, te la prendra qui voudra.


Nous les humains avons des règles différentes : nous aimons notre place, nous n'hésitons pas à demander à quelqu'un de bouger s'il est sur notre place du canapé ou aux enfants de partir s'ils sont sur notre lit. Nous sommes très possessifs !
Les chiens n'ont pas ces notions : ce qu'ils savent c'est que, quand vous n'êtes pas dans votre lit, la place est libre pour quelqu'un d'autre. De plus cet endroit à un énorme avantage pour votre chien, il est très imprégné de votre odeur.

Si, lorsque vous arrivez dans votre chambre, vous lui demandez de descendre et qu'il grogne, cela signifie seulement qu'il ne comprend pas votre comportement et qu'il trouve cela anormal que vous ne suiviez pas la politesse canine et les interactions pacifistes. Il vous demande juste de ne pas le déranger dans sa zone personnelle.

Ce comportement peut être plus intense avec les chiens ayant été dressé par les méthodes fortes et contraignantes (colliers étrangleurs chaînette, à pointes, électriques, etc.) car ces chiens ont appris que, lorsqu'un humain entre dans la zone personnelle, c'est dans la majorité des cas pour leur faire du mal. Ces chiens sont alors anxieux à l'arrivée de leurs humains, et peuvent se montrer carrément agressifs.

Dans le cas d'un chien qui grogne, il faut essayer de comprendre pourquoi et consulter un bon professionnel qui ne vous parlera pas de dominance.

 

Le chien qui "monte" les humains ou les autres chiens est un dominant = FAUX!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mâles ou femelles, les deux sexes le font.

Les chiens n'ont aucune gêne avec le sexe, contrairement à nous les humains.

Il y a quatre cas de figures à ce comportement (pour des chiens correctement socialisés et donc équilibrés) :

- La chienne en chaleurs : elle est réellement excitée

- La "monte" redirigée : le chien ne sait pas ce qu'il doit faire par rapport à ce qu'il ressent, il adopte donc ce comportement pour se déstresser et faire cesser une situation qui le rend mal à l'aise. C'est exactement pareil que le chien qui s'obstine à garder le nez dans l'herbe comme s'il flairait une superbe odeur, alors qu'en réalité il veux juste échapper à son maître en colère qui le rappelle depuis 5 min...

- Le chien adulte qui "monte" l'adolescent : à l'adolescence le corps du chien a une concentration d'hormones anormale, voilà pourquoi mâles et femelles peuvent le "monter". Ils ne le dominent pas, mais sont confus par son odeur qui leur donne des envies...

- Le chien castré qui se fait "monter" : Les chiens mâles castrés ont plus d'hormones femelles que mâles dans leurs corps. Il est donc normal que les autres mâles, eux non castrés, aient envie de copuler avec ces chiens qui ne sentent ni plus ni moins que la femelle. Si le mâle non castré commence à trop s'exciter et ne respecte plus le chien castré, il vaux mieux intervenir car la situation peut dégénérer, le mâle non castré penetrant avec insistance la zone personnelle du mâle castré.

En clair, ce comportement est une réaction innocente soit sexuelle soit confuse qui n'a rien à voir avec une histoire de pouvoirs.

 

Le chien qui pose ses pattes antérieures sur le dos des autres chiens ou des humains est un dominant = FAUX!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La différence avec le comportement vu dans le chapitre précédent, est que le chien ne fait pas de va et vient avec sa région pelvienne. Il peut être monté de derrière ou sur le côté de l'autre chien, sur son dos ou ses épaules.

Lorsque ce comportement est fait de chien à chien il signifie :
- Une invitation pour jouer : le chien est tout excité à l'idée de jouer, il saute sur l'autre d'un air joyeux, lui pose les pattes dessus, fait des appels au jeu, etc.

- Une réaction par rapport à une odeur anormale : certains adultes tolèrent le comportement du chien adolescent qui est confus, incompréhensible, incohérent, provocateur et ils ne le réprimandent que très rarement. Mais d'autres ne tolèrent pas vraiment... L'adulte va donc se poser sur le dos de l'ado, mettre ses crocs sur sa nuque et rester dans cette posture sans bouger en attendant de comprendre ce que veux faire l'ado mais aussi de le calmer. C'est un niveau de menace très élevé.

Il arrive aussi avec certaines races, tels le Labrador ou le Golden, que cela se produise sur eux alors même qu'ils sont adultes, tout simplement parce que la sélection humaine a fait de ces chiens, des adultes qui restent avec une odeur d'adolescent toute leur vie.

- Les chiens mal socialisés et agressifs : ce comportement a lieu juste avant la mise à mort. Si votre chien se fait agresser par un de ces chiens, vous avez tout intérêt à faire quelque chose avant même que la morsure de mise à mort n'arrive, car vous aurez bien du mal à faire lâcher prise à l'autre chien une fois qu'il sera accroché au cou du vôtre..

Lorsque ce comportement est fait de chien à humain il signifie :
- L'affection du chien pour l'humain : le chien attrape l'humain entre ses pattes et essaie de lui lécher ce qu'il peut.

- L'habitude d'accueillir son humain de cette façon (surtout quand on les a laissé faire étant plus jeunes et donc moins hauts sur pattes).

- L'expression d'un malaise. Le chien ne sait pas comment réagir face à la situation qu'il est en train de vivre. Il signifie ainsi son stress.

- Une menace directe envers l'humain : le chien présente en même temps des signaux de menace (grognements, regard fixe, dents découvertes, etc...) il prévient qu'il est prêt à passer à l'agression réelle. Ce comportement est anormal chez un chien correctement socialisé. Cette situation est extrêmement dangereuse.


Traduction :
« Les auteurs qui se réfèrent à la dominance et au comportement alpha dans l’éducation canine basent leur message sur une théorie obsolète et maintenant réfutée (Steinker, 2007) » La Théorie de l’Alpha : basée sur un postulat erroné – Debra Millikan

« Les Drs. Peter Neville et John Wright croient tous les deux en l’anthropomorphisme lorsqu’on parle des états émotionnels des chiens. La théorie de Neville est que pour éliminer l’agression, il faut changer l’état émotionnel du chien qui le pousse à cette action, et relâcher le stress à travers l’activité. Il n’accepte pas qu’il y ait beaucoup de chiens vraiment dominants (si même il y en a) et ainsi (d’après lui) la hiérarchie chien/humain est vraiment un mythe. » Training Bytes

« Il n’existe strictement rien de tel [que la hierarchie humain-chien] – les gens sont principalement des figures parentales pour leurs chiens, pas des chefs de meute au sein d’arrangements hierarchiques, et il y a une abondance de références scientifiques de biologistes de l’évolution comme Ray Coppinger pour confirmer cette opinion. » Interview du Dr. Peter Neville

« Ce ne sera pas difficile de se débarrasser de « la mentalité de la meute de loups » simplement parce que nous ne croyons pas que beaucoup d’experts n’y aient jamais vraiment cru. C’est à travers le comportement social de jeu que les animaux apprennent les uns des autres. De plus, c’est amusant de jouer avec nos chiens même si aucun des deux n’y apprend quoi que ce soit. Cela aura certainement davantage de sens pour le chien que de se faire retourner sur le dos et grogner après par un humain. » Une discussion avec Ray & Lorna Coppinger

« Cependant, les scientifiques pensent que les chiens n’ont pas de conscience d’eux-mêmes, il serait donc plus juste de dire que le chien se comporte sans inhibition et que c’est ce comportement désinhibé que nous interprétons comme un comportement dominant. Les maîtres exhibent souvent une croyance selon laquelle leur chien essaie d’augmenter leur statut hiérarchique au-dessus d’eux. Cela nécessiterait que leur chien
ait la capacité de prévoir à l’avance et de savoir comment son comportement affecte les sensations et les pensées des autres, ce dont nous pensons qu’il est incapable. La notion selon laquelle le chien se comporte avec une plus ou moins grande inhibition en fonction de celui avec qui il interagit et la valeur de la ressource en question est probablement une meilleure façon de décrire ce qui se passe. »  La dominance canine revisitée – David Appleby.

« Le problème le plus important dans le fait de voir les relations chien-humain dans le contexte de la dominance sociale est le fait que cela implique et encourage une relation conflictuelle entre les deux.
Cela installe un scénario « gagnant- perdant », qui dans les faits finit « perdant-perdant » (comme la plupart des scénarios « gagnant-perdant » finissent). Ce type de relation est incompatible avec la coopération de par sa nature même, la coopération étant nécessaire
pour encourager un lien solide et un environnement de travail efficace.» Ce qui cloche dans la théorie de la dominance et les méthodes aversives – James O’Heare

« Les éducateurs canins ont communément accepté un modèle d’éducation basé sur une supposée imitation des comportements des loups, particulièrement des loups alpha. Au centre de ce modèle est la
notion de « dominance ». Ce modèle est conceptuellement erroné car il repose sur des idées sérieusement fausses sur le comportement des loups autant que sur les interactions entre chiens et humains. » Au-delà du mythe de la dominance – Morgan Spector

« Les loups « alpha » (dorénavant appelés « reproducteurs » par la plupart des biologistes spécialistes du loup) n’éduquent pas les autres membres de la meute. Des études actuelles sur les loups ont également montré qu’ils ne sont pas forcément les leaders quand les loups voyagent, ni qu’ils dirigent tout le temps la chasse ou mangent en premier lorsqu’une proie est abattue. » Lâcher la dominance – Beth Duman

« Les comportements de dominance et de soumission ne sont pas ce dont ils ont l’air : il faut plus justement les appeler des postures menaçantes et non-menaçantes. Et ce ne sont pas des traits innés chez le chien et le loup, ils ne font pas partie non plus de la structure hiérarchique non-existante de l’instinct de meute; Ce sont simplement des postures de communication qui expriment l’anxiété intérieure du chien. » Votre chien est-il dominant, ou juste anxieux ? – Lee Charles Kelley

« La théorie de la dominance est si confuse qu’elle se contredit souvent elle-même. Par exemple, si un « chien dominant » agit de façon agressive et que la solution est dans un comportement « calme-assuré » qui fait de l’humain le « leader dominant de la meute », un chien dominant ne devrait-il pas agir de façon calme-assurée plutôt qu’agressive ? » La controverse du « dog whisperer » - Lisa Mullinax

« Cette étude montre que l’existence du phénomène dit « dominance » est contestable, mais que dans tous les cas la « dominance » ne fonctionne pas comme principe dans l'organisation sociale du chien domestique. Les hiérarchies de dominance n’existent pas et sont en fait impossible à construire sans entrer dans le royaume de la projection et de l’imaginaire humains. » L’organisation sociale du chien domestique – Alexandra Semyonova

« Cataloguer un loup de haut rang « alpha » souligne son rang dans une hiérarchie de dominance. Cependant, dans les meutes de loups naturelles, le mâle ou la femelle alpha sont seulement les reproducteurs, les parents de la meute, et les luttes de dominance avec d’autres loups sont rares, et encore si elles existent. Durant mes 13 étés à observer la meute d’Ellesmer Island, je n’en ai vu aucune. Ainsi, appeler un loup un alpha n’est habituellement pas plus approprié que de faire allusion à un humain ou une biche en tant qu’alpha. Tous les parents sont dominants par rapport à leur jeune progéniture, le terme « alpha » n’ajoute donc aucune information. » Le statut d’alpha ... – David Melch

« Premièrement, parce que cela ne semble jamais arriver à l’état sauvage, cet article suggère que la forte hiérarchie de dominance qui a été décrite chez le loup peut être un sous-produit de la captivité. Si c’est vrai, cela suppose qu’il est possible que le comportement social – même chez le loup – soit davantage un produit des circonstances et contingences de l’environnement qu’une directive de l’instinct. Deuxièmement, parce que les chiens errants ne montrent pas la structure de meute classique du loup, la validité de la hiérarchie de dominance sociale chez le chien est encore remise en question. » Un regard nouveau sur la théorie de la meute de loups dans le comportement social du chien de compagnie – Wendy van Kerkhove

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Marcel domine le canapé :)

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Rocky domine Marcel :)

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NON, les meutes de loups n'ont pas de chef!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas d’alpha chez le loup, et encore moins chez le chien qui n’est pas un loup. N’en déplaise aux dompteurs de lions qui prétendent devoir dominer les chiens et se comporter en chef de meute pour les éduquer.


Dans le domaine animalier, le terme « meute » désigne un groupe de canidés, entre deux et quinze individus, généralement proches parents. Pendant longtemps, on a pensé qu’une véritable hiérarchie régnait au sein de la meute, chaque membre ayant un rôle précis et l’ensemble du groupe étant dirigé par un mâle et une femelle alpha.


En réalité, cette théorie de dominance s’est appuyée sur des études réalisées sur un délai trop court pour être concluantes et souvent auprès de loups captifs et non sauvages. Résultat, de nombreuses fausses-vérités ont longtemps circulé et continuent encore aujourd’hui de se propager. Et ce, en partie à cause du livre de L. Dave Mech intitulé « Le loup : écologie et comportement d’une espèce en danger de disparition », paru en 1970. Depuis, l’auteur – également fondateur du Centre international du loup et président du groupe de spécialistes des loups à l’UICN entre 1978 et 2013 – est revenu sur ses propos, reconnaissant que de nombreuses erreurs avaient été commises. Notamment sur le concept de « mâle alpha ».
Une meute de loups n’est en fait pas dirigée par le loup le plus fort et le plus combatif, mais plutôt par un couple reproducteur. Les autres membres de la meute étant leurs progénitures, donc des individus plus jeunes. Il est de fait plus correct de parler de « mâle reproducteur » et de « femelle reproductrice » plutôt que de « mâle alpha » et de « femelle alpha ».


Exit aussi les notions de bêta et d’oméga. Il n’y a pas de hiérarchie à proprement parler au sein d’une meute de loups. Il s’agit d’une famille dans laquelle le principal objectif consiste à se protéger les uns les autres. Un point particulièrement important lors d’une confrontation avec une autre meute. Les parents montrent l’exemple aux jeunes qui, de leur côté, sont plutôt observateurs. Ce n’est qu’en grandissant qu’ils participent plus activement à la vie de la meute, en aidant à la chasse par exemple ou en veillant sur les plus petits lorsque le couple reproducteur s’absente. Ils participent aussi à l’apprentissage des plus jeunes.
Quand ils atteignent l’âge de deux ans, environ, les jeunes loups peuvent quitter la meute et partir à la recherche d’un partenaire pour fonder leur propre famille. Certains peuvent aussi choisir de rester plus longtemps. Ils aideront alors les parents à nourrir et éduquer les louveteaux à venir.


Finalement, le loup est bien plus proche de l’Homme que ce que l’on pourrait croire. Son organisation familiale et son profond attachement aux membres de sa meute ressemblent beaucoup à la famille telle que nous l’entendons.

 

Les loups « Alpha »
"Le terme d’Alpha n’est pas vraiment correct pour décrire la plupart des meneurs de meutes de loups, parce que le terme implique que les loups se soient battus et se soient affrontés de façon virulente pour prendre la tête de la meute. En réalité la manière dont ils obtiennent ce statut est en s’accouplant avec un membre de sexe opposé, produisant un groupe de descendants qui forment le reste de la meute et ils en deviennent le meneur naturel ainsi, comme un couple d’humains qui engendrent une famille.
Au lieu d’utiliser le terme « Alpha » pour un loup, au lieu de dire « le mâle alpha » ou « la femelle alpha », les scientifiques les appellent maintenant ces loups le « mâle reproducteur » et la « femelle reproductrice », ou vont pouvoir les appeler le « papa loup » et la « maman loup », il n’y a vraiment rien de mal à cela. Ces termes sont bien meilleurs et bien plus justes que le terme « alpha ».
En réalité je suis le principal responsable de l’emploi du terme « alpha » pour décrire les loups. J’ai publié un livre en 1970 qui a maintenant été imprimé à plus de 110.000 exemplaires, dans lequel j’ai appelé le loup de tête de la meute « l’alpha », et j’ai fait cela car c’était l’état des connaissances scientifiques de l’époque. Mais nous avons appris beaucoup de choses depuis. Ce livre a été publié en 1970, et au cours des 35 années qui se sont écoulées depuis, nous avons beaucoup appris. L’une des choses que nous avons apprises est que le terme « alpha » est vraiment incorrect pour ce qui concerne la majorité des loups meneurs de meutes.
Le terme « alpha » est adapté pour une meute artificielle dans laquelle vous rassemblez de nombreux loups d’origines diverses et sans liens entre eux. Là ils formeraient une meute ordonnée ou hiérarchie de dominance et vous pourriez appeler l’animal de tête l’alpha. Mais ça se produit rarement dans la nature, voire pas du tout… et donc ça serait un cas où vous pourriez utiliser le terme « alpha ». Un autre cas serait quand vous avez ce qu’on appelle une meute complexe ou une meute avec plusieurs reproducteurs. A Yellowstone par exemple certaines meutes ont eu jusqu’à trois femelles reproductrices et dans ce cas vous pouvez appeler la femelle de tête qui serait normalement la mère. Vous pourriez appeler cet animal la femelle alpha. Mais si on considère les meutes de loups de manière générale à travers le monde cela se produit rarement.
"
Source : https://chienmatin.com/le-loup-alpha-nexiste-pas/

 

Aujourd’hui, les primatologues (et les « loupologues », si on ose, savent que la théorie classique de la dominance est périmée. Mais qu’importe ? Maintenu en vie par des ouvrages de management tels que Corporate Plasticity (2014), qui consacre un chapitre aux « meutes de loups : culture, esprit, leadership », l’« animal alpha » continue à rôder dans les limbes des concepts zombies — les idées mortes-vivantes qui grignotent nos cerveaux.
Source : https://www.ledevoir.com/…/idiotismes-animaliers-y-a-t-il-u…

Autre idée reçue qui a la vie dure

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