Les vaches qu'on aime on les tue quand même
Nous n’avons pas les compétences pour vous dire si, au nom du principe de précaution, il faut ou pas abattre tout un troupeau quand une vache est atteinte de dermatose nodulaire.
En revanche en tant qu’association de protection animale, nous avons été choquées de voir des éleveuses et éleveurs manifester avec des croix portant le nom de leurs vaches abattues ou par les témoignages d’éleveurs atterrés de voir leurs bêtes mortes sur l’exploitation, mais pourquoi ?
Comme tout le monde nous sommes conscients et sensibles aux difficultés que connait le monde agricole, nous sommes touchés par les témoignages comme celui-ci : « (…) L’éleveuse le martèle : elle veut que tout le monde respecte ses bêtes. « On va leur mettre à manger. J’en ai pour une heure à faire mon petit train-train, tranquille, comme d’habitude. C’est important qu’on respecte ça, pour que les bêtes ne soient pas stressées. Je veux qu’on respecte au moins ça ! Parce que moi, clairement, on ne m’a pas respectée ! (…) ».
Mais qu’en pensent les vaches ?
Que ressentent-elles quand elles montent dans un camion pour faire des kilomètres avant d’attendre d’être abattues, souvent dans des conditions insupportables régulièrement dénoncées par L214 ? Ou quand elles partent pour le Maghreb, depuis le port de Sète entassées sur des bateaux sans âge, après avoir fait des heures de camion ?
Les témoignages des éleveuses et éleveurs font légion, ces vaches sont toutes très attachées à celles et ceux qui les soignent et les nourrissent jusqu’à leur mort. Surtout dans les « petites exploitations ».
Alors, quoi penser quand cette mort de toute façon programmée, arrive prématurément mais SANS toutes ces heures de transports et SANS cette attente en état de stress physiologique et comportemental aigu lorsqu'elles sont tuées de façon industrielle à l’abattoir ?
En effet quand un troupeau est abattu pour raison sanitaire sur l’exploitation, c’est SANS stress. Parce que :
« (…) L’opération commence par une première injection tranquillisante pour étourdir immédiatement l’animal, suivie d’une seconde, toujours avec un pistolet à tige, cette fois létale. (…) » Pas de hurlements, pas de gémissements, pas de lente agonie.
Alors finalement qu’est ce qui est le « moins pire » du point de vue de la vache ?
Nous, association de protection animale, ce que nous souhaiterions c’est que ces mêmes éleveuses et éleveurs, soucieux du bien-être de leurs bêtes soient aux côtés des grandes associations comme L214 ou Welfarm lorsque celles-ci dénoncent les conditions de transport ou bien d’abattage à l’abattoir. Il n’y a qu’un bien être, celui de tous les vivants, humains et non-humains. Quand les éleveurs vont bien, les animaux vont mieux et inversement.
Puisque l’on partage ce combat pour les animaux, éleveuses et éleveurs, ne fermez plus les yeux sur ce qui se passe à l’extérieur de vos exploitations. Battez-vous avec nous pour offrir des alternatives d’abattage plus dignes et respectueuses, comme par exemple celle développée dans le nord de l’Hérault :
Infos :
https://www.facebook.com/abattagealafermeherault
https://www.labatmobile34.com/...
Sources :
https://madeinperpignan.com/pyrenees-orientales.../
https://www.ladepeche.fr/.../dermatose-nodulaire-pistolet...

